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Brassage, et plus si affinités

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07 / 11 / 2007

La fermentation primaire en Corny keg

Comme annoncé dans mon billet sur les fûts à soda, voici enfin une première mise à jour. Vous pouvez remercier Lionel, de PicoMousse, car si je prends le temps d'écrire ce billet, c'est grâce à lui !

La fermentation primaire en Corny keg est un point totalement absent de mon article sur les fûts à soda. En effet, à l'époque de sa rédaction, et comme beaucoup de brasseurs amateurs, je fermentais en seau en plastique. J'ai depuis franchi une nouvelle étape, puisque je fermente maintenant en fût à soda, et je dois vous avouer que c'est d'un confort sans égal. Cette évolution s'est tout de même faite avec une petite concession : les kegs de plus de 20 L étant hors de prix en Europe, j'ai réduit (un peu) la taille de mes brassins. Mais ce sacrifice en valait vraiment la peine.

Mais quel intérêt ? me direz-vous. Ils sont plusieurs. Le premier, est lié au matériau lui-même, à savoir l'acier inoxydable. Il est en effet beaucoup plus neutre et représente une bien meilleure barrière à l'oxygène et à la lumière que le plastique.
Le second est lié à la facilité des transferts entre Corny kegs.

Dédier un fût à la fermentation primaire ne requiert aucun modification compliquée : la seule que j'aie apportée est la découpe du tube plongeur. Je ne sais plus quelle longueur j'ai retirée, mais voici le raisonnement : ayant constaté qu'en fin de fermentation primaire il me restait toujours au moins un litre de levures, sédiments et autres, j'ai coupé le plongeur afin qu'il laisse au fond du fût un litre.
Mais rassurez-vous, cette opération est réversible : si vous souhaitez allonger à nouveau le tube intérieur, il vous suffit d'y attacher un petit bout de tuyau en plastique (de qualité alimentaire, bien-sûr), de la longueur souhaitée.

Une fois cette opération réalisée, le principe change assez peu par rapport à un seau en plastique : la bière est versée dans le fût, la levure ajoutée, et le couvercle fixé. Le barboteur est en revanche remplacé par un connecteur gaz d'où part un tuyau se terminant dans un récipient en plastique rempli d'eau.
PrimaireKeg.jpg

Je n'ai jamais eu de problème de débordement et de mousse ressortant du keg, mais il faut dire que je ne le remplis jamais au maximum. Certains brasseurs américains, qui souhaitent utiliser la totalité du volume disponible, ajoutent du Fermcap, un agent anti-moussant.

Une fois la fermentation primaire terminée (deux semaines en ce qui me concerne), et le temps du soutirage arrivé, se matérialisent enfin les avantages d'une fermentation en fût. Les habituels risques liés au soutirage traditionnel (oxydation, exposition exagérée à la lumière, etc.) n'existent en effet plus.

La première chose à faire est de purger de son air le fût de destination, de le remplir de CO2 (mais sans le pressuriser), et de bloquer la soupape de surpression en position ouverte (petit rappel : le CO2 étant plus lourd que l'air, vous ne risquez pas qu'il s'échappe). Une fois cette opération terminée, il vous faut brancher les connecteurs "liquide" de vos deux fûts ensemble, et connecter votre bouteille de CO2 sur le connecteur "gaz" du fût de fermentation primaire (en ayant pris bien soin de régler le régulateur sur une pression nulle).
TransfertKeg.jpg

Voilà, vous êtes fin prêt pour le transvasement. Il ne vous reste plus qu'à pressuriser doucement le fût de fermentation, en augmentant progressivement la pression sur le régulateur. Inutile de pressuriser à 1 bar, le but étant de mettre juste assez de pression pour pousser la bière hors du premier keg et l'amener dans le second.

Lorsque vous constatez que dans le tuyau ne passe plus de bière mais du gaz, fermez l'arrivée de CO2 et débranchez le connecteur liquide du fût de destination. Refermez ensuite la soupape de surpression. Ça y est, le soutirage est terminé.
Avouez que c'est quand même plus simple qu'avec un siphon !

Une dernière chose : pour ceux qui ne voudraient pas couper le plongeur de peur de laisser de la bière au fond du fût de fermentation, il est possible de réaliser le soutirage un peu différemment, en récupérant d'abord toutes les levures dans un récipient adéquat, pour ne brancher le tuyau sur le fût de destination qu'une fois cette récupération des levures terminée.

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30 / 10 / 2007

Thermostat à sonde déportée

Dans le cadre de la fabrication de mon armoire réfrigérante de fermentation (que je vous présenterai dans un autre billet), j'avais besoin d'un thermostat à sonde déportée. Seul problème : le coût de ce type de matériel.
J'ai donc dû faire preuve d'un peu d'imagination, enfin, plutôt mettre à profit l'imagination que d'autres avaient eu avant moi : modifier un modèle simple avec capteur intégré.

Mon dévolu s'est porté sur un modèle d'entrée de gamme, disponible chez Leroy Merlin pour un peu moins de vingt-cinq euros : le thermostat programmable Voltman HP 510.
Voltman.jpg

Pourquoi ce modèle ? La première raison est que j'avais, au fil de mes recherches, trouvé un site d'aquariophilie le présentant démonté et indiquant l'endroit où trouver la thermistance (i.e. le capteur de température).
Deuxième raison : il fonctionne aussi bien en mode chauffage qu'en mode réfrigération. Attention en effet, certains thermostats bon marché ne sont capables que de commander un radiateur et non une climatisation.

La modification du thermostat que je présente ici est, je pense, applicable à tous les modèles du commerce, la seule inconnue étant l'emplacement de la thermistance.

  1. Mise en marche
  2. Avant de procéder à mon petit bricolage, j'ai préféré tester le thermostat pour étalonner la sonde, par rapport à un thermomètre à alcool rouge, qui me sert de référence. Avec la précision de 0,5°C du Voltman, je n'ai pas constaté de différence entre la valeur affichée sur son écran et celle lue sur le thermomètre analogique.

  3. Ouverture du thermostat
  4. Après retrait du capot de protection, il suffit d'enlever la vis située au niveau du logement des piles, puis d'ouvrir le boitier.
    VisPiles.jpg
    Ouverture1.jpg
    Ouverture2.jpg

  5. Localisation de la thermistance
  6. La thermistance est le petit composant bleu à deux pattes, situé en haut à droite (sur la photo), devant la "grille d'aération".
    Thermistance1.jpg

  7. Démontage de la thermistance
  8. C'est là que commencent les difficultés. Malgré mon fantastique fer à souder JBC et mon habilité pour les travaux de précision, qui datent l'un comme l'autre de l'époque de fidèle lecteur du "Haut Parleur" et de "Electronique Pratique", soit il y a une bonne vingtaine d'années, le dessoudage a été plutôt catastrophique puisque j'ai cassé une des pistes du circuit imprimé arrivant sur la thermistance (qui n'a en revanche, elle, pas souffert).
    Par chance, j'ai découvert deux autres connecteurs faciles d'accès (probablement là pour pouvoir y souder une sonde déportée, d'ailleurs) qui m'ont sauvé la mise.
    Connecteurs.jpg

  9. Détermination des caractéristiques de la thermistance
  10. Il est utile de déterminer le type de thermistance utilisée, vous verrez un peu plus loin pourquoi. Seuls deux paramètres sont à évaluer : le sens de fonctionnement et la résistance à 25°C.
    Le premier paramètre n'est pas bien compliqué à déterminer : il suffit de mesurer la résistance à température ambiante et la température après un bon quart d'heure passé dans un réfrigérateur. Si la résistance à température de réfrigérateur est supérieure à la résistance à température ambiante, il s'agit d'une thermistance de type CTN (Coefficient de Température Négatif). Si c'est le contraire, vous avez affaire à une CTP (Coefficient de Température Positif).
    Ensuite, il faut évaluer la résistance à (environ) 25°C. Là encore, rien de bien compliqué, car sauf malchance, vous allez tomber sur une valeur normalisée.
    Et dans le cas de mon bon thermostat Voltman, il s'agit d'une CTN de résistance 10 kOhm à 25°C. Miracle, c'est un modèle on ne peut plus standard.

  11. Soudage des fils sur la carte et remontage du boîtier
  12. J'ai ensuite soudé deux fils (de section 0,75 mm², type fils d'enceinte), d'une longueur de 2,50 m, et refermé le boitier.
    Fils1.jpg
    Fils2.jpg

  13. Correction de la valeur mesurée
  14. Je pensais que du fait de la résistance supplémentaire ajoutée par mes deux mètres cinquante de fil, un biais serait introduit dans la température mesurée. La comparaison avec le thermomètre à alcool rouge (avec lequel j'avais procédé à la comparaison initiale) m'a finalement montré qu'il n'en était rien.

  15. Essai avec d'autres thermistances
  16. Ne reculant devant aucun sacrifice, j'ai acheté chez Conrad trois modèles de thermistances CTN de 10 kOhm, qui ont fonctionné parfaitement, du moins sur la plage de mesure étudiée, donc grosso-modo entre 5°C et 25°C :
    • Thermistance type K 164 Siemens
    • Ce premier modèle ne présente pas d'intérêt particulier par rapport à la thermistance d'origine du Voltman, c'est une thermistance standard.
      NTCK164.jpg
    • Thermistance (NTC) type M87
    • Ce second modèle est également assez standard, mais il a ses connecteurs en ligne.
      NTCM87.jpg
    • Thermistance (NTC) type 703
    • Et enfin, le troisième et dernier modèle. C'est celui que j'utilise, car répondant exactement à mon besoin : la mesure de la température sur un fût à soda (Corny Keg). Il possède en effet la particularité d'avoir une bonne surface d'échange avec la paroi du keg.
      NTC703.jpg

À vos fers à souder !

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25 / 10 / 2007

How To Brew

Avec un peu de recul, je peux maintenant l'affirmer : si je ne devais garder qu'un seul ouvrage dans ma bibliothèque, ou n'en conseiller qu'un à d'autres brasseurs amateurs (indépendamment de leur niveau), ce serait la troisième édition de How To Brew de John Palmer. Il couvre en effet presque tous les aspects du brassage amateur, que ce soit à partir de kits ou en tout-grain, et propose de vrais approfondissements lorsque nécessaire. Le style est léger, la mise en page claire et l'ordre des chapitres suit un enchaînement logique, ce qui le rend très agréable à lire, même d'une seule traite.

Que ceux qui se sentent un peu "légers" en anglais se rassurent : le niveau de langue reste accessible, et une fois que vous avez acquis les quelques termes spécialisés en anglais, ça passe tout seul. D'ailleurs, pour vous en convaincre, allez donc faire un tour sur le site proposant en ligne la première édition.
En dépit du fait que celle-ci est moins riche que la dernière édition papier, des visites de temps à autre ne sont pas inutiles, car il y a pas mal de fichiers intéressants à télécharger, comme par exemple sur cette page : un fichier Excel sur le traitement de l'eau de brassage, et un abaque en pdf.

A noter qu'un aspect du brassage est complètement passé sous silence : les fûts à soda. Mais pour ça, vous avez une autre ressource à votre disposition, qui plus est, en français !

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23 / 10 / 2007

Tout sur les Corny kegs, ou fûts à soda

Je ne dirai jamais assez tout le bien que je pense des Corny kegs. Maintenant que les "petites" (sans aucune connotation péjorative) tireuses sont disponibles sur le marché et que les mini-fûts se sont répandus parmi les brasseurs amateurs, je pense que vous n'avez pas de problème à imaginer le confort de ces fûts en inox de 20 L, voire à partager mon point de vue si vous avez déjà fait le grand saut.

J'écris un peu partout (enfin, surtout sur le forum du brassage amateur) depuis quelque temps que je vais enfin remettre à jour mon petit article sur les fûts à soda, non qu'il commence à dater (il n'a même pas encore deux ans), mais plutôt qu'entre temps j'ai essayé d'autres techniques, principalement la fermentation primaire en Corny keg.

Mais mettre à jour un fichier comme ça, si on veut le faire proprement, est très chronophage. Je vais donc plutôt poster dans un premier temps des évolutions ici, sous forme de billets, que je réintègrerai plus tard dans le pdf.

Pour mémoire, vous pouvez télécharger le fichier ici.

FrigoBiere.jpg

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